Le festival de l’Oh ! 2012 sous le signe des crues
Les 12 et 13 mai prochains, les «crues», bienfaisantes ou dévastatrices, irrigueront toutes les dimensions du festival de l’Oh ! Alors que les inondations qui ont frappé le Sud de la France sont encore dans toutes les mémoires, à l’heure où les crises environnementales ne cessent de se multiplier dans beaucoup de régions du monde, le festival de l’Oh ! fait le pari d’en faire le cœur de cette 12e édition, sans jamais se départir de l’esprit de fête, l’utopie et le plaisir qui sont la marque de fabrique de cette manifestation.
L’art, autour des Désordres de l’eau
« Les crues » sous l’œil des artistes se déclineront autour d’un fil rouge « Les désordres de l’eau » : une façon d’ouvrir le champs des interprétations, de permettre aux imaginaires de se débrider tout en collant à la dimension perturbatrice de l’eau, qui est au cœur de cette thématique atypique. Le désordre renvoie d’emblée à un dérèglement, à la mise en mouvement, à la naissance éventuellement d’un nouvel ordre. Dans l’imaginaire collectif, l’eau est d’abord source de fertilité, ressource vitale, synonyme de vie. La rencontre de ces deux termes permet plusieurs lectures et approches. A partir, autour, en contrepoint de cette thématique, les artistes invités sur les berges auront pour mission d’explorer notre territoire et nos paysages, d’y poser un regard neuf et surprenant, de le revisiter à partir de leur singularité. En résidence entre 10 et 15 jours, sur une des 10 escales du festival, ces propositions artistiques pourront prendre la forme de visites décalées, de rencontres impromptues, de promenades poétiques, de balades sur l’eau, d’installations plastiques sur l’eau ou sur les berges.
La crue et les crises environnementales au cœur des échanges
En écho à la thématique des crues, les Maisons de l’eau, espace de jeu, de débat et de mise en partage des savoirs, se consacreront à la catastrophe naturelle que sont les inondations et à la place du fleuve dans nos représentations, ici et ailleurs. A coté des Maisons de l’eau, les débats au cœur des escales proposeront aux festivaliers de rencontrer des penseurs autour de ces crises et des risques environnementaux, en abordant des sujets d’actualité aussi divers que le changement climatique, les risques sanitaires, la crise alimentaire ou démographique. Cette édition sera aussi l'occasion de mettre en évidence tout le travail de prévention mais aussi de gestion des différentes situations que le département du Val-de-Marne a enclenché au travers de son propre service public de l'assainissement par exemple et dans la défense du service public des eaux pour répondre au défi permanent de la vie avec nos fleuves et de l'accès pour tous à l'eau, notre bien commun.
Le festival souhaite, plus que jamais, être un lieu de dialogue et de débat autour de l’environnement et de la question de l'eau pour permettre à chacun d’exprimer son point de vue.