Le Plan bleu, où en est-on deux ans après ?
Le 25 novembre dernier, les signataires de la Charte se réunissaient à l’Hôtel du Département pour tenir le premier comité de suivi du Plan bleu, l’occasion de dresser un panorama des actions remarquables menées, dans le domaine de l'eau, par les différents acteurs, dont le Conseil général.
Un an après son adoption, de nombreux acteurs du territoire parmi lesquels des communes (34 au total sur les 47 que comprend le Département), des institutions, des associations, mais aussi des entreprises, se sont engagés dans la démarche. La grande diversité de signataires rend les échanges et la collaboration très riches. Plus qu’un outil d'aménagement du territoire, le Plan bleu est d'abord le reflet d’un choix politique fort et ambitieux, celui d'une gestion coopérative et citoyenne de la ressource en eau. En mutualisant les expériences, en facilitant la mise en réseau des acteurs de l’eau, en associant les citoyens à l’élaboration de projets-phares, le Plan bleu cherche à créer une synergie vertueuse autour de la ressource afin d’agir pour la reconquête de la qualité de l'eau et des milieux, le développement économique lié à l'eau et la valorisation de cette ressource dans les aménagements, ou encore l'émergence d'une nouvelle culture de l'eau.
Doté d’un service public de l’environnement et de l’assainissement depuis le début des années 1970, le Conseil général du Val-de-Marne a renforcé et multiplié les chantiers. Parmi les projets emblématiques, la réouverture de la Bièvre sur deux tronçons à l'Haÿ-les-Roses et à Arcueil-Gentilly, la perspective de la baignade dans la Seine et dans la Marne, et la lutte contre l’utilisation des pesticides pour atteindre le « Zéro phytosanitaire » signent un véritable changement d’époque.
Aux côtés du Conseil général, les communes du Département mènent également des actions très concrètes. La limitation des sources de pollutions, les actions en matière d’économie d’eau, à travers l’installation de réducteurs de débit ou la détection des fuites, la reconsidération des plans d’urbanisme pour donner une plus grande place à l’environnement, la mise en place de Chartes pour l’environnement, pour le développement durable ou pour l’eau, la volonté de décloisonner les services des villes autour de projets communs, la sensibilisation en direction des habitants… traduisent cette volonté générale de s’engager dans une démarche de développement durable pour un meilleur respect de l’eau et plus généralement de l’environnement.
Encore jeune et assez peu connu du grand public, le Plan bleu cherche à amplifier la dynamique en mobilisant de nouveaux acteurs, économiques notamment, en réfléchissant à la création de nouveaux outils de travail collaboratif et en renforçant sa visibilité.
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